Laissez-faire : Formule qui exprime le principe du libéralisme interne (liberté d’entreprendre ). La version complète (libéralisme interne et externe est «laissez faire les hommes et laissez passer les marchandises »

Légitimité : qualité de ce qui est reconnu et accepté par les membres d'une société.  Pour Max Weber, il existe trois formes de légitimité - reposant soit sur les traditions, soit sur le charisme, soit sur un ensemble de règles et de normes : l'autorité rationnelle-légale qui fondent chacune une forme particulière de pouvoir «le pouvoir traditionnel, le pouvoir charismatique et le pouvoir bureaucratique »

Législation : ensemble des lois concernant tel ou tel domaine.

Libéralisme : doctrine qui affirme le caractère fondamental de la liberté individuelle dans les domaines politiques et économiques et qui cherche à limiter l’action et l’influence de l’Etat.

Libéralisme économique : doctrine économique hostile à l’intervention de l’Etat dans le vie économique et sociale .

Libéralisme politique : doctrine et système politiques reposant sur l’égalité civile des citoyens , la reconnaissance et la mise en œuvre des libertés publiques (liberté de réunion , d’opinion , d’information , d’association ) ainsi que de la démocratie. 

Libéralisme culturel  : Attitude qui respecte la liberté d’autrui en matière d’opinion, de conduite, s’oppose à  autoritarisme, intransigeance.

Libre-échange : pratique commerciale fondée sur la liberté des échanges internationaux et, en conséquence, sur la suppression de toute entrave commerciale (principe du «laissez-passer »).

Libre-échangisme : doctrine libérale qui vise à supprimer toute entrave aux échanges internationaux.

Lien politique : ensemble des appartenances , des croyances et des pratiques qui invitent les citoyens à se réunir et à partager un destin commun . Dans les sociétés occidentales contemporaines  , le lien politique est lié à l’adhésion aux valeurs démocratiques . 

Lien social : ensemble des liens culturels, sociaux et économiques qui relient les individus dans leur vie quotidienne et assurent l’unité et la cohésion de la société

Liquidités : ensemble des moyens de paiement (billets de banques , dépôts bancaires ..)

Loi Auroux : de 1982 concerne l’obligation annuelle de négocier dans l’entreprise sur les salaires, la durée et l’organisation du travail.

Loi d'airain (des salaires : D'airain signifie implacable (l'airain est du bronze). L'expression a été inventée par le socialiste allemand Ferdinand Lassalle (1825‑1864) pour caractériser le fait que le salaire se fixe en moyenne à un niveau qui ne dépasse pas ce qui est nécessaire à la subsistance et à la reproduction des travailleurs compte tenu des habitudes nationales. S'il dépasse ce niveau, la mortalité diminue ; l'augmentation de l'offre de travail qui s'ensuit fait baisser le salaire. Un mécanisme de sens contraire a lieu lorsque le salaire descend en dessous du salaire de subsistance.

Loi de la baisse tendancielle des taux de profits : selon K Marx, les capitalistes utilisent de plus en plus les machines (effet du progrès technique et du réinvestissement des profits dans l’acquisition de moyens de production toujours plus nombreux ) ce qui se traduit par une suraccumulation du capital. Mais dans le même temps, la rentabilité des capitaux diminue car la plus-value, donc les profits, baissent en raison du remplacement des travailleurs par les machines.

Loi de l’offre et de la demande : constitue la loi fondamentale de l’économie de marché. La loi de la demande indique que le volume de la demande varie dans le sens inverse des prix ; la loi de l’offre indique que le volume de l’offre varie dans le même sens que les prix 

Loi de population (ou loi De Malthus)  : principe selon lequel la population augmente de façon géométrique (et donc rapidement 1,2,4,8,16 ) tandis que les moyens de subsistance augmentent de façon arithmétique (1,2,3, 4) ce qui conduit à la famine. Cette analyse s’appuie sur la loi des rendements décroissants concernant la terre. Pour Malthus seule la contrainte morale, c’est-à-dire la renonciation volontaire à la procréation pour les plus pauvres put éviter le développement de la population.

Loi des débouchés de JB Say : expression de l’optimisme libéral selon lequel l’offre crée sa propre demande par les revenus qu’elle distribue. On la résume par la formule de Keynes «les produits s’échangent contre des produits «ce qui signifie que la monnaie est neutre et que l’équilibre est toujours réalisé entre l’offre et la demande.

Loi des rendements décroissants : loi de la théorie classique selon laquelle la production augmente à un  rythme plus faible que celui du facteur variable. (Travail par exemple). Ainsi quand on augmente le nombre des personnes qui travaillent sur des terres en quantité limitée, la production supplémentaire devient de plus en plus faible. Car les terres utilisées sont de moins en moins fertiles. En fait les rendements sont d’abord croissants (sous l’effet du progrès technique ).

Loi d'Engel : loi édictée par l'économiste et statisticien allemand Ernst Engel (1821-1896), selon laquelle  plus un individu, une famille ou un peuple sont pauvres, plus grand est le pourcentage de leurs revenus qu'ils doivent consacrer à leur entretien physique, dont la nourriture représente la part la plus importante ».

Loi le Chapelier : décret de la constituante de 1791 qui interdit «les assemblées d’ouvriers et d’artisans ». La loi le chapelier proscrit ainsi les coalitions, tant ouvrières que patronales, mais ce sont surtout les premières qui étaient visées de Crainte qu’elles ne provoquent des augmentations de salaires. la loi le chapelier ne fut abrogée qu’en 1884 

Loi de Wagner : émise à la fin du XIX e siècle par un économiste allemand . Les dépenses de l’Etat augmentent plus vite que la production . En effet l’amélioration des conditions de vie entraîne, un accroissement des dépenses consacrées à l’éducation ; le développement économique s’accompagne d’investissements très importants (infrastructures , recherche ) que le secteur privé ne peut financer ( rentabilité à court terme insuffisante ) ; enfin la réglementation ( dépenses d’administration générale ) s’accroît avec l’industrialisation et l’urbanisation .

Libéralisme : ensemble d’idées  de doctrines de théories parfois très différentes, s’appliquant aux aspects de la vie de l’homme en société – tels que l’éthique, le politique, l’économique – qui sont fondées sur l’affirmation première du principe de liberté.

Libéralisme économique : doctrine préconisant la libre concurrence, la libre entreprise, le libre échange. La libre concurrence implique la réglementation pour empêcher la constitution de monopole tout en limitant l’intervention de l’Etat  au strict minimum pour ne pas entraver le libre jeu de l’entreprise qui ne prend ses ordres qu’au marché dont les mécanismes sont supposés en mesure de réaliser l’intérêt général

Libéralisme politique : doctrine qui défend la liberté des individus, la liberté politique, la liberté de conscience, la tolérance envers les opinions d’autrui.

Luddisme : mouvement ouvrier d’origine anglaise qui s’opposait à l’introduction du machinisme dans l’industrie textile et caractérisé par le bris de machines souvent accompagné de grèves spontanées. Ce mouvement fut important dans le premier tiers du XIX e  siècle, surtout en grande Bretagne, mais également en France (révolte des canuts ).

Lumpenprolétariat  Pour les marxistes, frange du prolétariat trop misérable pour acquérir une conscience de classe et se rallier à la révolution prolétarienne.

Lutte des classes : concept central de l’analyse marxiste. Antagonisme entre classes sociales à partir d’intérêts contradictoires, et pouvant prendre la forme extrême de la guerre civile.